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Comment réduire l’empreinte environnementale de notre garde-robe



Plusieurs industries contribuent à la pollution de notre environnement. Les transports, oui, mais aussi les technologies sans cesse désuètes, et l’alimentation qui crée son lot de gaspillage et d’emballage. Peu d’entre nous sommes toutefois conscients de la place énorme que tient l’industrie du textile et de la mode. Elle serait en effet la deuxième plus grande polluante après celle des transports. Plusieurs aspects de la production des vêtements sont responsables de cette pollution. D’abord, la culture de matières textiles comme le coton nécessite des milliers de litres d’eau, en plus des pesticides. Les teintures et étapes de transformation du jean notamment, utilisent aussi une quantité de produits toxiques qui contaminent les cours d’eau en plus de mettre à risque les travailleurs. Les différentes étapes que nécessitent la fabrication d’un seul morceau de vêtements sont souvent effectuées dans différentes villes, ou même différents pays. Lors de leur arrivée en magasin, nos vêtements ont donc parcouru des milliers de kilomètres. De plus, comme la « fast fashion » crée un besoin incessant pour de nouveaux vêtements à moindre coût, ces derniers sont souvent de piètre qualité et ne dureront que quelques lavages avant d’être jetés. Pour réussir à vendre leur marchandise à petit prix en faisant un profit, les entreprises lésinent souvent sur les conditions de travail et la sécurité de leurs employés. Ceux-ci travaillent dans des usines dangereuses comme en témoignent l’effondrement du Rana Plaza en 2013. Puisque se vêtir est un besoin essentiel en société, que pouvons-nous faire pour tenter de s’habiller de manière plus écoresponsable tout en respectant les droits humains des travailleurs de la mode?

Voici quelques astuces à privilégier à la mesure de vos moyens et vos limites.

1- Acheter de seconde main En choisissant les bazars ou les friperies pour renouveler sa garde-robe, il est possible de trouver des items de meilleure qualité à prix modique tout en leur donnant une deuxième vie. Mes endroits favoris sont les Friperies Renaissance, qui favorisent la réinsertion sociale, et les sous-sols d’églises de banlieue, que je visite souvent en allant à la maison familiale.

2- Acheter local Même si la plupart des vêtements sont faits en dehors du continent, plusieurs marques québécoises et canadiennes déploient créativité et talent pour nous proposer des morceaux durables entièrement créés localement. Il est vrai qu’ils sont plus dispendieux, mais il faut garder en tête qu’un pantalon fait au Québec durera plus longtemps et a été fait avec minutie dans des conditions qui respectent les droits humains. Si votre budget ne vous le permet pas toujours, surveillez les soldes de fin de saison ou attendez de pouvoir le demander en cadeau. À Longueuil, vous pouvez notamment aller visiter les boutiques Cherry Bobin et Pink Muchacha.

3- Suivez vos goûts et non les modes S’il fallait suivre les tendances pour s’habiller, nos garde-robes seraient à renouveler tous les mois! Pour ma part, j’essaye d’acheter des vêtements que j’aime, sans égard à la mode de la saison, et que je trouve confortable, car je sais que c’est un gage de rentabilité pour moi. Privilégiez des morceaux dont vous ne vous tannerez pas et qui vous ressemblent vraiment.

4- Évitez les centres commerciaux Quand on a une mauvaise journée ou qu’on s’ennuie, il arrive qu’on ait envie d’aller faire du lèche-vitrine pour se changer les idées. Toutefois, il y aura toujours un solde imbattable ou un chandail trop mignon pour le manquer qui vous fera de l’oeil. Le mieux est d’éviter les boutiques lorsqu’on n’a pas un besoin précis. Plongez-vous dans un bon livre ou rattrapez le manque de sommeil à la place!

5- Réparer, repriser, modifier Telle Émilie Bordeleau dans les Filles de Caleb, ne jetez pas un morceau au moindre trou, bouton perdu ou bord trop long. Que vous décidiez de le faire vous-même, de confier la tâche à votre maman chérie ou à un(e) professionnelle, il vaut s